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Publié le par Brigitte et Patrick

A travers les dunes nous rejoignons l'océan

La forêt domaniale de Lège et Garonne provient des plantations effectuées aux XVIIIe et XIXe siècles pour lutter contre la progression des dunes et l’ensablement des terres. Outre son rôle de protection, ce massif dunaire présente une grande diversité écologique tout en produisant du bois. Enserré entre le littoral atlantique et le Bassin d’Arcachon, il offre également un cadre de vie et de loisirs recherché par les riverains et les touristes. Plusieurs aménagements ont été réalisés pour l'accueil du public, parmi lesquels deux sites balnéaires  (le Grand Crohot et le Truc Vert).

 La forêt longe la façade océanique sur près de 17 km et est concernée par deux zones Natura (net)

Des aires de pique-nique ombragées sont aménagées le long des  différents itinéraires.

La randonnée se poursuit le long de l'océan

Avec ses 25 km de littoral, la Presqu'ile est une bande de terre entre le Bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique.

La plage du Truc Vert est la seconde plage océane surveillée en venant de Lège. Elle se situe sur  sur la route forestière à proximité de Piraillan (qui se trouve côté bassin ). Cette grande plage de sable a plusieurs accès en caillebotis qui mènent à la plage mais seulement un dispose d’un poste de secours  Un parking se situe en face de cet accés.

Le Truc Vert est considéré comme un des plus beaux spots de surf de la Presqu’île.(net)

Nous quittons les rivages de l'océan au niveau de la plage de la Garonne moins connue que les 3 autres plages océanes de la Presqu’île, elle est d’une beauté sauvage qui invite à la contemplation mais nous devons reprendre  notre rando et nous voilà à nouveau dans la forêt de pins

Aujourd'hui nous partons pour une rando du côté du Canon  sous le soleil et la chaleur !

Retour côté bassin en direction du petit village de l'Herbe et la chapelle de la villa algérienne

Un village authentique avec une chapelle insolite et un quartier ostréicole aux airs de cartes postales :des ruelles colorées et pleines de vie.

Charmant, coquet,  et préservé, la palette est large pour décrire ce petit village posé entre une dune boisée et le bassin.

En premier, nous découvrons la chapelle située  à l'entrée du village , face au Bassin et aux parcs à huîtres. Deux magnifiques pins dont l'un, tortueux et soutenu par des étais, qui se penchent dans le Bassin, la protègent du vent et offrent leur ombre délicieuse aux amoureux du Bassin.

La chapelle de la villa algérienne, Sainte-Marie du Cap, est le seul témoin de l'ensemble grandiose construit par Léon Lesca entre 1865 à 1885. C'est en 1863 que Léon Lesca et son frère, achètent un vaste domaine en bordure de Bassin, entre le lieu-dit u Cap Ferret et Claouey.

De retour d’Algérie, l‘entrepreneur de travaux publics, fait construire un ensemble fabuleux dont la « Villa Algérienne » - entourée d’un parc aux essences exotiques les plus diverses- est l’élément majeur.

Au fil des années, Léon Lesca développe et transforme son domaine. Il crée des réservoirs à poissons, exploite la forêt et les parcs à huitres, plante un vignoble, construit une douzaine de maisons pour son personnel, une école, une jetée, un presbytère et une chapelle.

Seuls subsiste aujourd’hui  la chapelle Sainte-Marie du Cap.de style néo- mauresque, destiné au culte catholique. Sur le clocher, le rapprochement entre la croix et le croissant de lune, les inscriptions latines et arabes reflètent  les influences culturelles du commanditaire.

La Polychromie, la présence de carreaux de céramique aux motifs géométriques et floraux, l’utilisation de l’arc  polylobé, sont autant d’éléments qui traduisent l’influence de l’architecture mauresque.

La chapelle  bénie en septembre 1885 demeura longtemps le seul lieu de culte de la presqu'ile, on y venait à pied à travers la forêt ou en pinasse depuis Arcachon.

Aujourd’hui, propriété de la ville de Lège-Cap Ferret, inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 2008 elle est toujours affectée au culte catholique. En juin 2011 une rénovation complète est achevée.(net)

Le village de l'Herbe

Nous arpentons les ruelles du petit village : ruelles étroites qui serpentent entre les cabanes en bois colorées  des petits jardinets , des parterres fleuris viennent compléter ça et là les tableaux qui apparaissent avec l'eau bleue du Bassin en arrière plan

Des ruelles, des couleurs, et entre 2 cabanes, un formidable point de vue ! Des objets laissés là, un vélo, un sceau, un journal, des plats, des chaises,  une ambiance paisible s’en dégage. Mais  malgré ce sentiment « hors du temps » qui se dégage du lieu, les cabanes sont habitées, par des pécheurs et ostréiculteurs pour la plupart.

Toutes ont posé leurs terrasses sur le bassin mais chacune affiche une personnalité différente. Ambiance brocante, mobilier vintage ou terrasse moderne, à chacun son décor

Passage devant L’Hôtel de la Plage"  qui est une institution sur la Presqu’ile domine le petit village . Ce vieil hôtel typique en structure et balcons en bois datant de 1930, à l’entrée du Village de l’Herbe, est parfaitement conservée, 

. Ce village ( il est le seul à être inscrit à l’inventaire des sites pittoresques de France Village de pécheur )a gardé tout son caractère et illustre tous les aspects de l’univers ostréicole avec ses cabanes en bois, ses venelles parcourues de rails ou bordées de roses trémières.(net)

Nous continuons par la traversée d'un autre village ostréicole : le village du Canon

Vous trouverez l’origine du nom de ce village qui égrène ses villas à flanc de dunes devant l’ancienne mairie : avec un solide canon de 1799, pièce d’artillerie d’une batterie installée à la Pointe pour prévenir toute tentative anglaise d’incursion dans le Bassin.

Le Canon abrite également un des plus jolis villages de pêcheurs de la presqu’île.

 Nous déambulons d'un bout à l'autre de  la rue Sainte-Catherine, bordée de typiques maisons de bois colorées où s’y côtoient  ostréiculteurs, pêcheurs et estivants.

Le Canon possède également une jetée, où navettes et  bateaux partent à la  découverte des trésors du Bassin d’Arcachon  Le Canon, c'est aussi "les Vallons du Ferret", lieu où l'on peut contempler des architectures de maisons récentes nichées dans les pins et les mimosas. Ce petit Beverly-Hills incarne le confort et le contemporain de la presqu'ile. Le Canon, village contrasté entre tradition et innovation, satisfera les personnes à la recherche de prestations haut-de-gamme et de pérennité

Historique des cabanes ostréicoles

 le Bassin d'Arcachon, immense jardin maritime, est devenu par la qualité de ses eaux un domaine ostréicole de première importance. Depuis le siècle dernier, des générations de parqueurs et de pêcheurs ont donné naissance à ces quartiers ostréicoles dont les cabanes se penchent, en rangs serrés, vers les pontons et les digues où se balancent leurs embarcations.

Son intégration au site est exceptionnelle et le bois d’une cabane permet de l’assimiler facilement au milieu naturel des rives. Autrefois le pin était utilisé sans traitement particulier : la plupart du temps le bois était enduit d'huile de vidange pour le protéger des intempéries et du sel marin. D'où l'aspect noirci ou patiné des cabanes ostréicoles.

La presqu’île du Cap Ferret est composée de 11 villages.

Particularité des cabanes

Les villages du Canon et de l'Herbe présentent un ensemble de cabanes particulièrement remarquable. En effet, l'administration en accordant les concessions imposa des normes.

Les chais devaient : être de même dimension (6m X 4m) /ne pas comporter d'étage_/être alignés à 2m les uns des autres/être bâtis sur pilotis pour éviter d'être submergés/être construits en bois/recouverts de tuiles canal

Sur le Bassin d’Arcachon, les ports et les villages ostréicoles font partie du décor !

Les villages ostréicoles  sont pour la plupart inscrits à l'inventaire des sites classés.et représentent un exceptionnel patrimoine de presque de 500 cabanes

Ces cabanes sont destinées à l'ostréiculture, c'est-à-dire à la culture, l'élevage des huîtres(net)

photos du net
photos du net
photos du net
photos du net
photos du net
photos du net
photos du net

photos du net

Avant d'arriver au restaurant nous traversons le  dernier des villages ostréicoles de notre rando :le village de Piraillan

Piraillan, village nature avec son port ostréicole typique du bassin d’Arcachon Port qui a gardé sa vocation professionnelle et montre le vrai visage de l’ostréiculture moderne; avec son  quartier du village des pêcheurs. Les cabanes y sont adorables, et la visite réserve souvent des surprises: décorations amusantes, chat au détour d'un chemin, deux chevaux abandonnée…  

L'huître : Un peu d’histoire

Bien que présente historiquement à l’état sauvage dans le Bassin d’Arcachon, la culture de l’huitre ne fait véritablement son apparition qu’en 1849 avec la création des premiers parcs impériaux. Vers la fin du 19eme siècle, l’introduction accidentelle d' une variété d’huitre creuse portugaise, remplacera progressivement une huitre plate naturellement présente dans le Bassin. A la fin des années 60, l’ostréiculture du Bassin d’Arcachon vécut sa crise la plus importante, assistant impuissante au décimage total des huitres de la zone (gravettes et portugaises). Heureusement l’importation de la gigas  du Japon permit de rétablir la culture de l’huitre dans le Bassin, et représente à l’heure actuelle la totalité de l’élevage ostréicole du Bassin d’Arcachon.

L’huître, Comment ça marche ?

Les larves d’huîtres qui flottent dans l’eau en été (le naissain) sont récoltées sur des tuiles enduites de chaux, groupées dans des collecteurs (cages ou ruches). A l’âge de 8 mois, on détache les petites huîtres de la tuile (détroquage). Les plus fragiles sont placées dans une caisse plate grillagée (appelée ambulance !).Après avoir séparé les huîtres, on les sème sur les parcs où elles atteignent leur maturité (3 ans).

Aujourd’hui, le Bassin d’Arcachon est le premier producteur de naissains (jeunes huîtres) de France (net)

L'après midi nous partirons à la découverte de la réserve naturelle aux chemins discrets Une jolie réserve naturelle, en face du port qui vaut  le détour: de nombreuses espèces d'animaux y sont recensées, et la promenade y est agréable et rafraichissante surtout que la chaleur devient de plus en plus forte !

Réserve naturelle de 37 hectares, où l'on peut observer de nombreuses espèces animales (comme les aigrettes) à travers des sentiers accessibles toute l'année. Ici se mêle faune et flore pour créer un tableau paradisiaque aux essences de genêts, d'ajonc et de mimosas. les adeptes de nature et de belles images seront comblés.

Les réservoirs de Piraillan

Situés sur la flèche sableuse , entre océan et bassin, les Réservoirs de Piraillan forment un espace naturel en zone péri urbaine et constituent un lieu de promenade très accessible pour découvrir la nature.

Le site est composé de 39 hectares, dont 6 hectares de réservoirs délimitant quatre petits îlots. La majeure partie est constituée de dune boisée. Du haut de la dune et entre les pins on aperçoit au loin l’Île aux Oiseaux et le Bassin.

Ce paysage est directement lié aux activités anciennes : pisciculture, gemmage des pins et exploitation de bois d’œuvre.Le site tient son nom d’anciens réservoirs à poissons modelés à la fin du 19ème à partir d’une dépression naturelle, une « escourre », reliée au Bassin d’Arcachon

HISTORIQUE : Les réservoirs de Piraillan sont l'œuvre de Monsieur Léon Lesca qui a transformé cette dépression naturelle reliée au Bassin, en réservoir à poissons.

Les pins maritimes ont été plantés par la suite : on trouve ainsi, sur la zone basse, de magnifiques spécimens de 160 ans et un sujet d’environ 260 ans. La zone haute qui a subi des coupes régulières est ombragée par des arbres plus jeunes, de 80 à 90 ans environ.   Le site est classé en 1943 et malgré cela, la petite fille de Frédéric, Jeanne Lesca y installe un camping au début des années soixante. Il est vendu à l’Etat en janvier 1975. Celui-ci le met à la disposition de la commune qui le ferme en 1995, en démantèle les installations et le réhabilite en espace naturel.

ANIMAUX ET PLANTES RARES : A chaque saison, la faune et la flore des réservoirs de Piraillan évoluent. Depuis la protection du site, les plantes ont repris leur place. Du bord du réservoir jusqu’au milieu de la pinède s’expriment jusqu’à 350 espèces végétales

Les grands mammifères ; chevreuil, sanglier ; les mustélidés (blaireau, marte, belette) sont présents.

Selon la saison, une centaine d’espèces d’oiseaux vivent sur le site (héron, aigrette garzette…)  

Nous reprenons le chemin du retour en marchant le long du pare-feu  et en admirant les maisons landaises qui sont une caractéristique architecturale du village de Piraillan Ces structures en double-pente semblent identiques au premier coup d'oeil mais elles sont chacune distinctes en fonction des besoins et des envies des propriétaires. (net)

Encore quelques centaines de mètres et nous apercevons la halle du marché près de laquelle nous avons garé nos voitures Des boissons fraîches nous attendent  clôturant une belle  journée à la fois nature avec balade au milieu de la forêt ,marche  le long de l'océan et visite des réservoirs mais aussi urbaine avec la découverte de petits villages  pleins de charme et typiques de la région.

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Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

 Mobile: 06 88 58 03 40

Email : valette.patrick@gmail.com

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