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Publié le par Brigitte et Patrick
Un moulin , une rivière ...
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La balade débute à la halte nautique de Saint Seurin sur l'Isle ; Isle que nous longerons tout au long de la randonnée pour aboutir au moulin de Porchères,  « pépite » de cette boucle de randonnée

 Le paysage reposant de la vallée de l’Isle s’offre à nous. Cette belle rivière se dévoile petit à petit avec ses prairies grasses où paissent des blondes d’Aquitaine, ses écluses, ses vieux moulins reconvertis, ses ponts… Le parcours est animé par quelques pêcheurs venus jeter là leur ligne…

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La randonnée commence par Le site naturel de L’Aubarède

Ce site, zone humide, qui a fait l’objet d’une restauration récente, est un espace préservé de toute urbanisation. Dès le Moyen-Âge, le toponyme aubarède désigne des saules et des aubiers, plantés en milieu humide. Les branchages de ces arbres fournissent les carassons utilisés dans les vignes. Il se développe sur 47 hectares dans un grand méandre de l’Isle et dispose d’un environnement exceptionnel.

Sa principale caractéristique est la présence d’une mosaïque de prairies enclavées dans un réseau bocager très souvent soumis aux crues de la rivière

L’Aubarède est composée de différents milieux particulièrement propices aux oiseaux migrateurs : hérons pourpres, cigognes, bécassines des marais, grandes aigrettes, aigrettes garzettes, milans pêcheurs, milans noirs...

En empruntant le chemin de randonnée enherbé, on est saisi également par la richesse de la flore. De nombreux arbres centenaires ponctuent le parcours(net)

Un moulin , une rivière ...
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Le moulin de Logerie

À cet endroit, l’Isle est partagée en trois bras  : l’un avec le barrage, un deuxième avec le moulin et un troisième avec le canal de navigation et son écluse. On sait qu’un moulin à blé a été implanté en ce lieu dès 1547. Il a été fortifié et tenu comme place forte pendant les guerres de Religion

En 1767, le moulin, qui est alors en mauvais état, est racheté , restauré et modernisé Le moulin est alors équipé de 4 paires de meules et un foulon.( 26 sacs de blé sont moulus en 24 heures). En 1837, on reconstruit l’ancien barrage en bois de Logerie.. En 1848, les bateaux chargent à l’usine environ 15 000 hectolitres de farine, à destination du port de Bordeaux.

En 1880, le moulin est surhaussé afin  d’abriter tout l’équipement d’une minoterie. En 1936, l’usine dirigée par M. Latour atteint une capacité d’écrasement de 120 quintaux de blé par jour. L’usine va produire de la farine jusque dans les années 1960.

Faute d’entretien, le moulin se dégrade et la construction risque de s’effondrer.

En 2015, le moulin est racheté par la société Jarménil qui produit aujourd’hui de l’électricité. Cette société réhabilite le moulin en restaurant sa toiture ainsi que le petit pigeonnier

Deux énormes turbines ont été installées pour produite de l’électricité, à côté du moulin.

Le Pôle aquacole IRSTEA

À proximité immédiate du moulin de Logerie, depuis les années 1975, se trouve une station de recherche de L’IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture). Recherches  consacrées à la sauvegarde de l’esturgeon européen et menées avec succès. On y a pratiqué la reproduction artificielle de l’esturgeon, espèce longtemps menacée. Depuis les années 2000, ce centre de recherche s’occupe des autres « multimigrateurs »(anguille ,  alose,  lamproie )  De nombreux bâtiments sont voués à l’étude de ces différents poissons : On y trouve des bassins, structures destinées aux expérimentations, salle de chirurgie, de quarantaine, des écloseries, laboratoires divers entièrement équipés d’un matériel très performant. L’approvisionnement en eau provient pour grande partie de l’Isle, complété par des captages d’eau profonde et de stockage d’eau de mer (net)

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Nous traverserons ensuite le village de Saint Seurin  direction 

L’église Saint-Seurin

Dédiée à saint Seurin, bâtie en bordure de l’Isle, près de l’ancien gué, dans un charmant paysage, cette église a beaucoup souffert au cours de son histoire. De plan très simple, elle comporte un chevet précédé d’une nef flanquée d’un bas-côté. À l’origine, cet édifice appartient à l’époque romane. Aujourd’hui, il ne conserve que quelques éléments de la construction du XIIe  siècle

L’église a été considérablement ruinée lors de la guerre de Cent Ans. La façade occidentale, à l’appareil soigné, comporte un portail aux  élégantes colonnettes et chapiteaux ouvragés du XVIe  siècle. Au-dessus, un petit clocher mur abrite deux cloches.

L’église a fait l’objet de restaurations importantes en 1981 concernant surtout l’intérieur de l’édifice

À quelques mètres de l’église, entourée d’un beau parc, auquel on accède par un portail dont les piles sont remarquablement ouvragées, avec une grille en fer forgé, se trouve le presbytère qui est une très élégante construction de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. 

Le moulin de Saint-Seurin

Le moulin de Saint-Seurin remonte au moins du milieu du XVIe siècle. Il appartenait aux seigneurs de Saint-Seurin-sur-l’Isle et de Monbadon

D’abord moulin à blé, il est en mauvais état au milieu du XVIIIe siècle, en ruine et abandonné. Il est reconstruit entre 1835 et 1839 et  transformé en minoterie pouvant traiter 200 hl de blé par jour.

En 1850, le nouveau proprietaire William-James Jackson  crée une aciérie importante.  L’aciérie emploie 200 ouvriers en 1856 et autant en sous-traitance ; des logements d’ouvriers sont construits (Les casernes). L’activité s’arrête en 1869. En 1872, une filature de laine remplace l’aciérie.  En attendant que la filature se développe et qu’on y ajoute une fabrique d’étoffes, M. Bertin utilise sa force motrice pour une scierie mécanique comprenant 4 métiers à ruban et une minoterie de 4 paires de meules.

On assiste en 1893, à l’installation d’une capsulerie par M. Blanchard. C’est actuellement toujours l’actualité du site. En 1950, 23 chaînes de fabrication produisent 90 millions de capsules par an. En 1973, la société Cebal produit 1 million de capsules par jour. Cette activité perdure encore aujourd’hui. L’usine est patronnée par le Groupe Amcor.

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 Après avoir traversé le pont nous rejoignons la plage  de st Seurin et poursuivons notre balade dont l’essentiel  se fait toujours le long des berges de l’Isle.

L’Isle prend sa source dans le Massif central, serpente ensuite à travers le département de la Dordogne, arrose la ville de Périgueux et pénètre dans le département de la Gironde  après avoir parcouru près de 180 kilomètres. Jusqu’à Coutras, la rivière coule paisiblement en longs méandres au milieu de la plaine. Elle se jette dans la Dordogne au pied de la bastide de Libourne. C’est là qu’elle adopte sa largeur maximale d’environ 50 à 60 mètres.

La navigation sur L’Isle

 C’est donc l’occasion de rappeler que ce cours d’eau a été essentiel à la fois dans l’histoire des communications et dans le développement économique de Porchères et des communes voisines.

L’eau et la pente naturelle de cette rivière ont permis aux hommes d’utiliser la force motrice de l’eau, pour fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement de très nombreux moulins, construits pour la plupart depuis la deuxième moitié du XVe  siècle, qui petit à petit sont devenus des sites industriels de premier plan jusqu’au XXe  siècle.

Ces moulins, usines et autres industries, par leur emplacement, ont entravé la communication entre les deux rives de l’Isle.

L’implantation de ponts depuis le XIXe  siècle a fortement modifié les relations commerciales et les flux de toutes sortes.(net)

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Nous quittons la rivière pour longer maintenant : 

Le canal de Chollet il a été crée pour les besoins liés à la navigation ente Libourne à Périgueux

Avec ces 400m de long ce canal fut creusé pour permettre aux bateaux de contourner le barrage de St Seurin Le tirant d'eau étant insuffisant le barrage de Porchères a été construit afin de le rendre fonctionnel

Dans le paysage de la vallée de l’Isle : les écluses

Les écluses sont construites en pierre de taille. Elles correspondent à des canaux de dérivation (de longueurs variables) destinés à contourner les barrages établis sur le lit de la rivière.

Les écluses  ont été édifiées  fin 18e début 19e. Les ouvrages d’art sur l’Isle, à l’opposé de ceux du Canal des deux Mers  présentent une grande diversité architecturale. À deux pas du moulin du barrage à Porchères, on peut encore observer un pont à deux arches supportant un tablier métallique.(net)

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Clou de la randonnée : l'arrivée devant un monument emblématique : la minoterie du Barrage

Le 29 juin 1847, le sieur Charles Frouin, maire de Porchères, obtient l’autorisation, par décret royal d’édifier un moulin sur le cours de l’Isle. Il profite de l’existence depuis 1821 du barrage de navigation pour utiliser la chute d’eau dans le but d’actionner les mécanismes d’un moulin. Ce barrage et un canal ont été spécialement creusés pour contourner le moulin de Saint-Seurin situé sur l’autre rive de l’Isle.

La minoterie, est édifiée entre 1847 et 1850. Il s’agit d’un grand bâtiment rectangulaire de construction soignée, en pierre de taille, à deux étages carrés,. L’édifice, à l’élévation ordonnancée qui se développe sur cinq travées, repose sur quatre arches qui abritent des rouets actionnant des paires de meules. .  En 1863, un entrepôt commercial en pierre, construit en retour d’équerre, agrandit la minoterie. Parallèlement, une scierie est mise en activité.

Rachetée en 1903  la minoterie est peu à peu modernisée ainsi en 1920, deux turbines modernes remplacent les anciens rouets ; en 1937, la minoterie est surélevée au niveau des combles et équipée d’un appareillage moderne encore en fonctionnement, il y a peu de temps. (tout le matériel date de 1937)

 La capacité d’écrasement est portée à 200 quintaux de blé par jour. En 1947, des moteurs électriques sont installés pour permettre au moulin de fonctionner en cas de sécheresse.

Afin de diversifier ses activités et assurer à l’entreprise un travail régulier et accru, une fabrique d’aliments pour le bétail utilisant les issues du blé, mais aussi le maïs, l’orge, l’avoine, le tourteau de soja, est créé en 1954, dans des bâtiments annexes.

En 1993, le moulin de Porchères est l’un des quatre dernières minoteries encore en activité en Gironde. activité qui perdure  jusqu’en 2002.

En 2007, le monument est racheté par Norbert Fradin, promoteur immobilier, actuel propriétaire. Le moulin conserve encore, sur quatre étages, toutes les machines nécessaires à la transformation du blé en farine.

Un moulin , une rivière ...
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Brève histoire de la navigation sur l’Isle

À partir du XIe  siècle, on assiste à l’établissement sur le cours de la rivière des premiers moulins à eau. Leurs barrages situés en rivière ont empêché la navigation. L’accroissement du nombre de moulins au XVe  siècle a eu pour effet la condamnation progressive de l’activité de la batellerie jusqu’au XVIIe  siècle, époque à laquelle des travaux sont entrepris pour remédier à ce problème. Travaux réalisés entre le XVIIe  et le XXe  siècle. À partir de 1696, on crée des « pas des rois » ou passelis pour franchir les barrages des moulins implantés sur le cours de la rivière. Cette technique s’avère peu efficace.

Le 13 juin 1765, le conseil du roi ordonne la construction d’écluses pour favoriser la navigation sur l’Isle : les travaux seront menés jusqu’à Mussidan (Dordogne). Seize écluses  voient le jour.

La Révolution Française, cependant, freine ce beau projet. En 1824, de grosses inondations causent des dommages conséquents aux écluses déjà construites. Le 19 novembre 1837, la navigation est effective sur l’Isle. Très rapidement et de plein fouet, la concurrence du chemin de fer va signer l’arrêt de mort de la batellerie sur l’Isle.

En effet, en 1857, la voie de chemin de fer de Bordeaux à Périgueux est inaugurée. La conséquence immédiate est l’arrêt de l’entretien sur les ouvrages d’art et la fréquentation par les bateaux de la voie navigable diminue de façon drastique. Le tonnage chute rapidement.

L’Isle est rayée de la nouvelle liste des voies navigables de France le 12 juillet 1957.(net)

Merci à Yves pour le reportage photo !

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Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

 Mobile: 06 88 58 03 40

Email : valette.patrick@gmail.com

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