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Publié le par Brigitte et Bernard

Quartiers Sainte Croix  , Saint Michel ,  et  bords de Garonne

un article un peu long mais la richesse culturelle de cette balade mérite bien que l'on s'arrête quelques instants !

La Porte de Bourgogne

La porte de Bourgogne est située à l'extrémité des anciens fossés des Salinières actuels Cours Victor-Hugo (ancienne rue des Fossés) à l'emplacement de l'ancienne porte médiévale des Salinières. Elle marque l'entrée officielle de la ville sur l'ancienne route menant à Paris. Tourny souhaitait qu'elle constitue un accompagnement pour la Place Royale (actuelle Place de la Bourse) et la consacra au Prince Monseigneur le Duc de Bourgogne le 24 janvier 1757.

 

Elle a été un temps la Porte Napoléon pour célébrer la venue de l'Empereur à Bordeaux en 1808[3].

 

Sa conception classique et moderne se rapproche de celle des Arcs de Triomphe, tel que celui de Titus à Rome, elle donnait l'image de la ville moderne du XVIIIe siècle. La mise en scène de la porte de Bourgogne intégrant la place en demi lune qui l'annonce, fut imaginée par l'intendant Tourny. Sa réalisation entre 1750 et 1755, est due à l'architecte André Portier . Initialement la porte de Bourgogne était entourée de 2 petites portes latérales (démolies en 1807) qui rejoignaient les façades uniformes de la place.

 

Deux colonnes d'ordre dorique se détachent du fond brossé pour supporter un puissant entablement. La sobre solennité de l'arc est due à l'absence de décorations, armoiries royales et trophées d'armes, abandonnées pour des raisons de solidité de la construction. 

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La place Bir-Hakeim est en arc de cercle et les bâtiments encadrent la porte, ouverts sur de petites rues par le passage au centre

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Cours Victor Hugo

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Fontaine d'Egypte

Cette fontaine est en fait la reproduction d'un modèle du XVIIIe siècle qui se trouve au musée d'Aquitaine et se situe en léger retrait au bas du cours Victor Hugo non loin de la place Saint Michel.

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Rue Pilet

Juste à l’entrée de la rue, côté cours Victor Hugo, se trouve une maison à colombages dont on ne définit pas précisément l’âge, on en a construit à Bordeaux jusqu’au XVI° siècle. Ce type d’habitation était le pl us fréquent dans la ville. Aux riches bourgeois les oustaus en pierre, aux artisans et au menu peuple les maisons en bois ou à colombages.

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Place Camille Pelletan

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Travail de ferronnerie :les balcons de Bordeaux

Le XVIIIe siècle voit se développer à Bordeaux l'art de la ferronnerie. Balcons, grilles, rampes d'escalier, heurtoirs en fer forgé démontrent le goût des arabesques dans l'ornementation baroque du style Louis XV et la qualité des artisans bordelais

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Dans la Rue du Mirail :

Des Mascarons : étoile de David

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Marin...

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  Des hôtels ...

Hôtel Leberthon -(Crédit municipal)Image3.png

André François Benoît Leberthon, rapporteur au parlement de la ville, fit réaliser une nouvelle maison sur sa propriété encore plus belle que les autres hôtels de la même rue, avec une cour fermée et une maison située en retrait. Le roi Louis XV contribua pour une somme conséquente à la nouvelle demeure de Leberthon. L'Hôtel Leberthon est l'unique exemple à Bordeaux d'un immeuble particulier construit avec un appui public substantiel.

 

Cette maison se caractérise par son style Louis XV avec des façades ressemblant à celles des ensembles situés autour de la place Gambetta ou de la place de la Victoire. On y retrouve les fenêtres à arceaux et les toits mansardés caractéristiques. Le bâtiment principal se raccorde au mur sur la rue par deux ailes basses, à la manière traditionnelle.

Aujourd'hui cet hôtel est occupé par la Caisse de Crédit Municipal dont le monogramme se trouve sur la grille.

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Hôtel Lecomte - 36, rue du Mirail (lycée du mirail)

Le lycée privé d’enseignement général et technologique Le Mirail tient son nom d’une légende selon laquelle un soldat, à l’aide d’un miroir ou « mirail », serait venu délivrer Bordeaux d’un serpent dont le regard était mortel pour ceux qui le croisait. Ancien hôtel particulier construit en 1650, il devient un lieu d’enseignement en 1850 grâce à la congrégation de la Sainte Famille qui souhaitait éduquer les jeunes filles du quartier.

Fenêtre du lycée du Mirail. Image2.png

Le propriétaire, qui était conseiller à la cour du roi à Bordeaux, mourut en 1659 et son fils François Artus en hérita. En  1826 le comte de Puységur acheta la propriété. A cette époque l'immeuble porta le nom d'Hôtel de Puységur.

Comme un certain nombre d'autres maisons de maîtres, celle-ci a un corps de bâtiment principal en retrait, une cour et un mur le long de la rue. On retrouve ici les deux ailes avancées, le portail monumental sur la rue et un jardin à l'arrière de l'ensemble.Cependant les deux ailes sont dissemblables.

L'Hôtel Lecomte est le mieux conservé de tous les hôtels particuliers du XVIIe siècle à Bordeaux.

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Hôtel Martin - 43, rue du Mirail

Cette maison bourgeoise est la plus ancienne de ce type à Bordeaux. Il est rapporté dans les documents anciens que le conseiller du roi Raymond Martin acheta aux jésuites, en 1605, un terrain avec une grande maison. Il acheta aussi la maison voisine et démolit le tout pour faire un nouveau bâtiment à trois corps. La maison fut terminée au cours de 1612 et le portail sur la rue fut installé en 1613. Cette maison fut aussitôt la plus renommée de la ville. En 1615 Marie de Médicis en fut l'hôte à l'occasion du mariage royal de son fils le jeune Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Raymond Martin profita peu de temps de son hôtel puisqu'il mourut en 1617. A partir du XVIIIe siècle cette maison s'appela Hôtel Razac du nom de la famille noble qui en hérita. 

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Hôtel de la perle ou hôtel Saint François: On y voit un personnage qui soutient difficilement le balcon du deuxième étage. La légende voudrait que ce soit l’un des ouvriers, un portefaix, qui aurait participé à la construction de l’édifice et aurait dispensé de tels efforts qu’il en serait mort.

Il s’agit plus vraisemblablement d’un maçon, d’un apprenti dont la profession est ainsi honorée. Ciselés dans le balcon figurent le compas et l’équerre et, disposés en triangle, trois aigles beaux et fiers regardent les passants.

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Cet ancien hôtel  dénommait « hôtel de la Perle » est situé à un angle de rue.

Sur l’autre côté sis rue du Mirail existe une porte monumentale au-dessus de laquelle sont sculptés deux personnages. L’un, armé d’une lunette astronomique représente l’un des arts libéraux et découvre l’équilibre du monde symbolisé par la beauté de Vénus.

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Au sommet du porche sont groupés trois chérubins. Celui du milieu manie le maillet et le ciseau, outils accompagnant la quête du maçon.

Une des entrées du lycée Michel Montaigne

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Arrivée place des Augustins

Les fontaines Wallace. Un mécène juif Osiris (Daniel Iffla) a offert à la fin du XIXe siècle six fontaines Wallace à la ville de Bordeaux, don assorti d'une condition essentielle, que l'une d'elles soit installée dans son quartier de naissance,place du Général-Sarrail, près de la Victoire

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La porte d'Aquitaine

La porte d'Aquitaine est située place de la Victoire et permet d'accéder à la rue Sainte Catherine. Véritable arc de triomphe elle s'appelait auparavant Saint Julien tout comme la place qui n'a été baptisée place de la victoire qu'en 1918. Construite en 1753 cette porte monumentale est surplombée par un fronton triangulaire richement sculpté. C'est la face Sainte Catherine qui contient le plus de détails avec les armoiries de Bordeaux, grosse Cloche et léopard compris, mais aussi armes de la ville, tonneaux et même un perroquet. Coté place, le triangle reçoit en sculptures dieux marins et fleurs de lys. 

Coté rue Sainte catherine, le fronton de la porte d'Aquitaine - photo 33-bordeaux.comLes tortues d'Ivan Theimer en direction de la porte d'Aquitaine

Mosaique de pavés place de la Victoire et la porte d'Aquitaine Symboles royaux de la porte d'Aquitaine - photo 33-bordeaux.com 
Place de la Victoire
Pour symboliser la centralité de la place de la Victoire, une colonne réalisée par le sculpteur Ivan Theimer, a été inaugurée le 17 juin 2005. Cette oeuvre en marbre rouge du Languedoc et en bronze, est le 1er monument bordelais conçu comme un hommage à la vigne et au vin, qui fait la réputation de la ville dans le monde entier.

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La colonne de la place de la Victoire est formée de six blocs de marbre sculptés Ces blocs forment une colonne de 16 mètres de haut de plus de 50 tonnes, visible notamment du haut de la rue Sainte-Catherine, au travers du vide de la Porte d’Aquitaine.

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L’iconographie de la colonne représente les mythes ainsi que l’histoire du vin et des vignobles de l’Antiquité à nos jours, avec une attention particulière pour la région bordelaise.

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La base de la colonne est enrichie sur deux faces opposées de deux fausses portes de bronze, les deux autres côtés recevant de grandes plaques historiées sur le thème du vin

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Deux tortues de bronze sont scellées au sol, à proximité immédiate du monument. Occupant une place importante dans l’imaginaire de toutes les cultures, les tortues font également référence à la culture du vin : noms des appellations bordelaises sur les carapaces, grappes de raisins dans la bouche sous l’oeil de Dionysos…

La colonne dont la forme hélicoïdale symbolise la vigne s’élevant comme une liane vers le soleil, se termine par un chapiteau en pierre et bronze.

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Université de Bordeaux 2

En 1878, la faculté de Médecine élut domicile dans l’imposante bâtisse sur l’aîle est de la place(construite entre 1876 et 1888 puis 1902 et 1922 ,signalée par six solides colonnes ioniques et deux statues, Scientia et Natura, qui indiquent la vocation du lieu. L’énigmatique statue d’une femme dénudée et voilée représente la nature, découverte avant la science.

Juste devant l’université, on compte parmi les lieux les plus prisés de la place, le Café Auguste, aux côtés du Plana, du Bodegon et du Café des Sports, indissociables de la vie estudiantine depuis plusieurs générations.

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Sous la halle, le marché couvert des Capucins

Géographiquement parlant, le marché des capucins situé sur la place du même nom se trouve d'un coté face à la "flèche" Saint Michel et de l'autre face au cours de l'Yser. Par son entrée du cours de la Marne, il se trouve en vue de la toute proche place de la Victoire et à seulement quelques minutes de la gare Saint Jean.

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Il s'agit d'un marché couvert, et si le bâtiment actuel n'illustre que vaguement cette appellation, il est de tradition pour les Bordelais de parler de la "halle des Capucins" en référence à l'ancien bâtiment qui l'abritait précédemment. Il faut dire que ce marché est l'un des plus anciens de Bordeaux

Cette fameuse halle dont on parle, à l'origine en bois, avait été remplacée dans les années 1880 par deux halles à ossature et charpente métallique dans l'esprit "Baltard". Elles ont été construites avec des éléments récupérés à l'Exposition universelle de Paris. En 1959 ces halles ont été détruites et à leur tour remplacées par les deux bâtiments actuels.

Quelques rues du quartier...

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Le viconte André-Gui du Hamel (1776-1838) fut conseiller général, maire de Bordeaux après les Cents-Jours (1816).

Ce quartier en grande partie bati au Moyen Age par des moines n’était qu’un vaste enclos monastique

Rue du Hamel ,au XVIIe s’installe le couvent des capucins Puis il sera fermé sous la Révolution avant d’etre transformé en séminaire Début XXe les batiments seront mis à la dispositionde la Caisse des Dépots et Consignations Jusqu’à l’arrivée du CROUS en 1982 De meme,dans les jardins qui communiquent avec l’école de réeducation professionnelle,on peut se rendre sur les remparts de la ville ,complètement invisibles de la rue

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Place Léon Duguit Elle est au bout de la rue de la Monnaie.Léon Duguit était avocat et professeur de droit (1859-1928) place_duguit.jpg

 

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Le quartier Sainte Croix fut englobé dans la ville de Bordeaux au 14ème siècle lors de la construction de la troisième enceinte.

On pense que l’abbaye fut fondée à l’époque mérovingienne par un ermite qui y serait mort en 643, saint Mommolin dont on a retrouvé le corps dans un sarcophage mérovingien. Les moines défricheurs ont créé cette abbaye au milieu d’un marécage traversé par un « estey »(ruisseau)

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Dans l’abbaye bénédictine de grande taille avec ses jardins à la française, les moines cultivaient vignobles, légumes, herbes médicinales et potagères jusqu’en 1791. A cette date ils furent chassés par les révolutionnaires, un seul d’entre eux resta en tant que bibliothécaire et garda les bâtiments qui devinrent hospice de vieillards en 1794.

En plus de la fonction d’abbaye, l’église était aussi paroissiale ; en effet le quartier situé prés du port abritait des entrepôts de marchandises et des ateliers de réparation de bateaux et une petite paroisse s’était créée.  DSC09055.JPG

Une première église fut détruite par les sarrasins, reconstruite par Charlemagne, à nouveau rasée lors de l’invasion normande et rebâtie avec le concours financier du duc Guillaume d’Aquitaine en même temps que la cathédrale St André et St Seurin.    IMGP5066

Ce monument terminé dans la première moitié du 12ème siècle fut profondément remanié au 19ème par Abadie qui lui donna une fausse symétrie par la construction de la tour nord et le transfert de la grande arcade qui abrite St Georges (copie de la cathédrale d’Angoulême)

Au 13ème siècle on perça une porte gothique par laquelle entraient les paroissiens, la porte centrale étant réservée aux moines.

La porte centrale dépourvue de tympan reflète l’architecture de Saintonge avec son ouverture large et ses voussures

 

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L’intérieur de l’église

La plus ancienne partie date de 980, une partie du transept est de 1049, au 11ème siècle le style est du pur roman. Les ruisseaux qui parcourent le quartier occasionnent des problèmes de stabilité, on doit renforcer par de gros contreforts et massives colonnes.

L’abside est construite en 1130.Image1-copie-3.png

Le grand-orgue Dom Bedos construit en 1748, DSC09057.JPG

est le plus ancien de Bordeaux.

Il ne subit aucun dommage pendant la Révolution mais la cathédrale St André a été vidée. Mgr D’Aviau demande à Louis Combes de la restaurer ; Un orgue est construit , ce dernier ne rend pas bien, on décide alors de déplacer celui de Ste Croix qui ne rendra jamais bien non plus .Après 10 ans de palabres, les tuyaux reviennent et sont entreposés pendant encore 10 ans où ils se détériorent. Quand enfin la repose est décidée, choix difficile entre « ancien et moderne ». Le grand-orgue est remonté tel que Dom Bedos l’a créé avec un pédalier à la française ; cela implique un jeu plus compliqué pour les organistes et un répertoire limité de musique ancienne

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Le christ fin XVe en bois de tilleul polychromie ancienne

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Les vitraux

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Noviciat des Jésuites
La façade maniériste de la chapelle (1653) du noviciat des Jésuites donne toujours sur la place Renaudel. Cet édifice de trois niveaux se trouvait dans un enclos entièrement fermé de murs de près de 8 m de hauteur. Les révoltes de 1675 augmentèrent la méfiance du roi à l’égard des Bordelais et engendra la destruction d’une partie de l’enclos et du jardin du Noviciat. Les Jésuites expulsés en 1765, leurs biens furent confisqués et la partie des jardins située au nord du grand bâtiment fut lotie ,ce qui donna naissance à la rue du Novicia

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  Ecole d'architecture

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L’École des beaux-arts

Depuis 1889, c'est dans le couvent de Bénédictins de l'Eglise Sainte Croix que l'Ecole des Beaux Arts de Bordeaux s'est installée.
Une aile des vastes bâtiments des Bénédictins fut remaniée par l’architecte Alphonse Ricard lors de la vente de l’hospice des Vieillards, à la fin des années 1880, pour y aménager les locaux des départements de peinture, sculpture et architecture. La façade de la rue des Beaux-arts montre encore de nombreux éléments XVIIe tandis que celle de la place Renaudel fut entièrement reconstruite au XIXe siècle.

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Square Dom Bedos

 Le square Dom Bedos, correspond à l'espace compris entre l'école des Beaux-arts, le Conservatoire et l'église Sainte-Croix. Ainsi, ce lieu au coeur de lieux culturels permet détente et évasion vers un autre monde: Celui de la culture.

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Le Centre André Malraux est un bâtiment construit dans une optique de modernité. Le centre André Malraux à Plusieurs Vocation. L'une de celle ci est d'être un pôle de culture. (conservatoire deBordeaux,théâtre,concert...) 

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On y trouve également isolé autour d'arbres, une grande fontaine creusée, avec des statues antiques, un endroit magnifique qui nous fait voyager à travers le temps et l'espace...

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La fontaine des bénédictins : vers l’arrière de l’église, près du mur de remparts, cette fontaine construite vers 1730 pour un ordre masculin est cependant ornée de deux belles têtes de femmes. Des escaliers avec 3 paliers de repos nous y mènent ; l’eau sortait par deux bouches reliée à un puits artésien qui n’a plus été entretenu avec l’arrivée de l’eau courante. La fontaine ornée de sculptures en écaille de poisson, d’un magnifique vase et d’une superbe coquille est surmontée d’un S et d’une croix pour  Ste Croix ; des pyramides symétriques entourent l’ensemble

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Ce lieu est ombragé par des tilleuls, marronniers et magnolias de 250 ans.

En face se trouve une belle porte en fer forgé donnant sur le couloir du bâtiment des Beaux Arts (

grande galerie à la magnifique voûte de pierre blanche et briques rouges avec16 travées et qui se termine par la porte en fer forgé donnant sur la fontaine)

Image1-copie-1.Ce bâtiment date de 1660 et servait de réfectoire et dortoir aux moines.

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Nous voici maintenant dans le quartier Saint Michel

Dans ce quartier, on trouve : rue des Bouviers, ceux qui entretenaient les bœufs dont les attelages servaient à tirer les marchandises des navires. Les cordiers tressaient le chanvre. Les cordonniers travaillaient les cuirs du Bazadais. Les potiers exerçaient dans la rue des Fours....DSC09074

  Dans la rue Camille Sauvageau

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Nous empruntons ensuite la rue de la Porte de la  Monnaie

Le quartier de la monnaie fut créé par Tourny pour y abriter l’hôtel de la Monnaie où on a frappé monnaie jusqu’à la construction récente de celui de Pessac. La rue Porte de la Monnaie était habitée par les directeurs et cadres de la monnaie. 

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Située dans le quartier Saint Michel, la Porte de la Monnaie s'ouvre vers l'un des quartiers les plus vivants. Elle mène d'une côté à la place Saint Michel et de l'autre au Marché des Capucins. Elle tient son nom de la construction en même temps d'un atelier monétaire, devenu Hôtel de la Monnaie de Bordeaux.

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Sa construction débuta le  19 janvier 1758 et s'acheva le 25 juillet 1759. Appelée initialement Porte de la Monnoye, elle était tenu par un "portier" de la ville. Elle est alors construite à côté de l'ancien Hôtel de la Bourse.
Elle fut la dernière création de l'intendant Tourny.

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Son architecte n'est pas connu. D'un dessin épuré, elle contribue au bel ensemble architectural de la façade des Quais de Bordeaux.

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Rue de la Porte de la Monnaie le restaurant la Tupina qui a fait revivre le quartier avec sa cuisine à l’ancienne et son chef à la verve bien connue des téléspectateurs de TV7. La terrasse est décorée de pieds de vigne .  

De nouveau direction la porte de Bourgogne par l'emprunt d'une petite rue médiévale simple sans décorations sur les murs , la rue de la Tour du Pin qui témoigne des bourversements architecturaux que la ville a connu au fil de son histoire.

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La Tour Dupin, devenue dans la mémoire collective Tour du Pin, était une porte du rempart du moyen âge dont on retrouve des évocations dès 1323. A cette époque on parle de "Pey Miqueu".

Au début du XVe siècle, la Tour prend le nom d'un Bourgeois bordelais, Bertrand du Pin. Avec Tourny, le façade des quais de Bordeaux connait de prfond changements. Il édifie une nouvelle ligne de construction face à la Garonne devant l'ancien rempart.

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  De là est née la rue du Tour du Pin (nom d'une des tours de la deuxième enceinte.), une petite rue parallèle aux quais et qui reste l'une des plus petites rues de Bordeaux.

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Encore des mascarons !

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La fontaine de la Grave ou « fontaine des Salinières »(1787)

Pour découvrir la fontaine de la grave, il faut se rendre sur les quais dans le quartier Saint Michel.

Cela tient à son implantation sur le quai des Salinières (face à la rue des Faures), et à la limite du quai de la Grave. Pour l’origine du nom «salinières», il provient du quartier «les salines» ou l’on déchargeait le sel arrivé par bateau sur la Garonne.  

Une colonne antique abrite cette fontaine imaginée par l'architecte Bonfin.

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Pratiquement tous les Bordelais la connaissent de vue mais nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la signification du sommet de la colonne.Image9-copie-1.jpg

Avant de rejoindre la gare nous passons devant le château Descas

le Château Descas est l'héritage de la réussite d'un tonnelier bordelais. Etablissement ultra moderne en son temps,:une bâtisse de la fin du XIXe siècle qui ne fut rien d'autre, derrière sa façade majestueuse, qu'un entrepôt de vin doté d'une usine d'embouteillage

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Histoire

Modeste tonnelier se son état, Descas se montrat très entreprenant en affaires. En se mettant à son compte et en se spécialisant dans le négoce de petits vins, il vit sa fortune faite. Fort de cette notoriété, il acheta un terrain sur les quais de Bordeaux, entre la prestigieuse Place de la Bourse et les Abattoirs, quai de Brienne.

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Architecture

Le bâtiment d'un style néo baroque (au demeurant un style très chargé) est l'oeuvre de l’architecte J.A Ricard. Il est une réponse architecturale à la noblesse du bouchon des Chartrons. Image1-copie-2.jpg

Les chais étaient aménagés sur plusieurs niveaux et avaient une capacité de stockage de près de 1 500 000 bouteilles. L'ensemble était équipé d'un système d’ascenseur et de wagonnets pour faciliter la manutention. Cela en faisant un établissement ultra moderne.

Petit détour par la gare Saint Jean et son nouvel aménagement 

Parvis de la gare St-Jean, l'Esplanade des JustesDSC09085

Des candélabres monumentaux  assez intriguants ...suscitent des interrogations

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Promenade le long des bords de Garonne

le Parc des Sports Saint Michel est situé entre porte de Bourgogne et le conservatoire régional Jacques Thibaud. En longeant successivement le quai de la grave, le quai de la monnaie, puis le quai Sainte Croix il est désormais possible de profiter d'une promenade de 5,5 hectares en bordure de Garonne conduisant du pont de pierre jusqu'au pied du pont Saint Jean. 

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à la campagne ?

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De jolis lampions!

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Passerelle du chemin de fer au fond et pont Saint Jean

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Pont de pierre

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Cette portion du parc Saint Michel se présente coté Garonne sous la forme d'une bande fleurie bordée d'une allée promenade en bois avec des espaces repos comprenant de nombreux bancs.

IMGP5127Equipements sportifs nombreux et variés

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IMGP5129Au loin la basilique

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détail de la basilique Saint Michel

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Silhouette du château Descas

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Le retour par le pont de pierre

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Cétait pour beaucoup la redécouverte des vieux quartiers de Bordeaux !

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nad33500 01/09/2013 16:54

bonjour
je me suis régalée à suivre votre parcours, différent du mien, mais qui m'a bien aidée à repérer les endroits. vous avez fait une belle balade et moi aussi après, grâce à vous !
merci !

Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

 Mobile: 06 88 58 03 40

Email : valette.patrick@gmail.com

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