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Publié le par Brigitte et Bernard

Le parc des coteaux : un fil vert reliant le ciel, la terre et quatre villes

 

Le projet " Parc des coteaux " programme la mise en valeur harmonisée des 400 hectares d'espaces verts et boisés des villes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont, partenaires du Grand Projet des Villes.

 

Leur interconnexion par liaisons douces (pour piétons et cyclistes) offrira aux citadins des itinéraires de promenade à travers des paysages protégés sur 12 km du nord au sud.

 Des liaisons inter-parcs formeront des boucles de randonnées, un fil vert de 25 km, à l’écart des bruits de la ville pourtant toute proche.

 

* Cenon : Palmer, Tranchère, Cypressat = 49 hectares et 5 km de fil vert piéton,

* Bassens : Beauval, Séguinaud, Beaumont = 38 hectares et 5,3 km de fil vert piéton,

* Floirac : La Burthe, l'Observatoire = 62 hectares et 8 km de fil vert piéton,

* Lormont : Carriet, l'Ermitage, les Iris = 60 hectares et 7,2 km de fil vert piéton.

 

Le fil vert piéton emprunte un itinéraire au plus près du relief du coteau.

 Le Parc des Coteaux à Cenon

 A Cenon, le fil vert du parc des coteaux traverse le parc Palmer en contournant le Rocher, la piste d'athlétisme, le théâtre de verdure, revient vers le château Tranchère avant de plonger dans la prairie pour rejoindre le chemin des Carrières.

 

Des "allées Palmer", en projet sur le site de la Mairie, élargiront la brèche visuelle et ouvriront une perspective sur le parc depuis le bas Cenon.

 

Le fil repart vers Beau Site en passant par la falaise du bois de Lestrille, le chemin de Pichelièvre, les escaliers et l'arrière de la résidence Beau Site.

 

Il relie ensuite les belvédères de Bellevue, du cimetière Saint Romain et le parc du Cypressat.

 

Parc Palmer

 

Trait d’union entre le Bas et le Haut Cenon, le parc Palmer offre 25 hectares de paysages contrastés et un large panorama sur la Garonne ondulant entre les deux rives de l’agglomération bordelaise.

 

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De vastes prairies vallonnées, des allées bordées d’arbres et de fleurs, d’étroits sentiers à flanc de coteau, des fourrés impénétrables,

 

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un amphithéâtre de plein air aux gradins de pelouse, une falaise abrupte, deux châteaux et une oeuvre architecturale d’exception abritant un pôle culturel et de spectacles dédié aux cultures du monde… les promeneurs peuvent s’y évader à leur guise à l’écart des bruits de la ville, s’y ressourcer, s'y dépayser

 

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Des traces du passé

 

Charles Palmer, major anglais vainqueur de Napoléon 1er, acheta en 1814 une propriété à Cenon ainsi que d’autres dans le Médoc, constituant un beau domaine viticole. On ignore si l’imposante demeure nommée aujourd’hui « château Palmer » existait déjà ou si ce fut lui qui la fit bâtir. La propriété Palmer qui s’étendait de bas en haut du coteau, englobant des prairies, vignes et forêts, appartint ensuite successivement aux familles Delbos, Secondat de Montesquieu, Drouet de Mongermont. En 1962, sous l’impulsion du maire de l’époque René Cassagne, Cenon achète la propriété Palmer pour l’offrir à tous ses habitants.

 

Un sarcophage d’enfant de la fin de l’époque gallo-romaine : Dans les années 80, des fouilles ont mis à jour, dans le sous-sol du parc, un sarcophage en plomb finement décoré, daté de la fin du IVème siècle. Conservé au musée d’Aquitaine, ce vestige atteste de l’urbanisation précoce de Cenon.

 

Château Tranchère

 

En bordure ouest du parc, surplombant une immense prairie et la longue perspective de Bordeaux Bastide, le château Tranchère, du nom d’un ancien maire de Cenon, a été construit au début du XIXème siècle

 

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Un peu d’histoire : le château Tranchère appartenait à un ancien Maire de Cenon-La Bastide, M. Tranchère de Châteauneuf. Au début du XXème, le domaine abritait encore, à flanc de ses coteaux, une vaste exploitation viticole appartenant aux frères Dubau. Réquisitionné de 1940 à 1945, le bâtiment sert de demeure aux officiers de l'armée d'occupation. Après la libération, le Docteur Dase, héritier des frères Dubau, reprend possession du domaine puis le vend à la Société d'Equipement de la Gironde. La ville de Cenon l'acquiert en 1971.

 

Acquis par la commune dans les années 70 , entièrement rénové et équipé au début des années 1990, il abrite aujourd’hui l’Ecole de musique et accueille concerts et spectacles sur son parvis.

 

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Un panorama unique


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Fleuron des espaces verts cenonnais, les 20 hectares du parc Palmer ont fait l'objet, cinq ans durant, d'une rénovation approfondie.

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En surplomb de l'agglomération bordelaise, le parc offre, outre un panorama unique sur la vallée de la Garonne, une belle diversité de paysages et d'équipements : de vastes vallonnements de prairies, de larges allées bordées d'arbres majestueux, deux châteaux, l'un abritant le Centre Culturel, l'autre le Centre Communal de la Musique, des parcours de promenades surlignés de massifs fleuris, des coins sauvages où niche et prospère une faune surprenante, un théâtre de verdure, un plateau pour spectacles de plein air, des espaces dédiés aux sports dont une piste d'athlétisme et un parcours d'orientation, des aires de jeux d'enfants, une aire de pique-nique, bientôt un site naturel d'escalade...

 

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Le fil vert repart vers Beau Site en passant par la falaise du bois de Lestrille, le chemin de Pichelièvre, les escaliers et l'arrière de la résidence Beau Site.

 

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L’église St Romain

Hagiographie

Chaque paroisse se trouve placée sous la tutelle d'un saint dont elle adopte le vocable : Saint-Romain dans le cas de Cenon.

Le "panthéon" chrétien compte nombre de "Romain" canonisés entre les IIIe et XVIIe siècles, mais un seul parmi eux semble avoir une influence directe en Aquitaine : il s'agit de Saint-Romain-de-Blaye. Ce dernier était un prêtre vivant au IVe siècle. Quittant son Afrique natale, il décida de se rendre en Europe. Par Narbonne et Toulouse, il gagna Blaye.

Rapidement, son pouvoir présumé d'accomplir des miracles lui vaut un grand prestige qui le fit connaître bien au delà de Blaye. Celle-ci lui doit l'érection d'une basilique qui deviendra l'abbaye Saint-Romain.

 

Près de l’entrée principale du parc du Cypressat, l’église Saint Romain, entièrement restaurée, a retrouvé son éclat d’origine : un contraste remarquable entre la blancheur de la pierre extérieure et la polychromie de ses décorations intérieures.

 

De style néogothique c’est un des rares édifices français à arborer de somptueux décors peints au XIXème siècle, superbement rénovés. 14 dessins originaux signés du peintre et graveur Décaris composent un chemin de croix original. Depuis son parvis, la vue sur Bordeaux est réellement… panoramique !

 

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Lumineuse rénovation extérieure

La rénovation de l’église aura duré 4 ans. Après brunissage, vieillissement et nettoyage de la pierre, les travaux extérieurs ont fait apparaître la finesse et les détails du porche, la beauté des pierres utilisées pour le côté sud du bâtiment, alors que différentes pierres de taille et de qualité ont servi à édifier son côté nord. . Dernière touche de cette restauration quasi à l’identique, cloche et horloge ont retrouvé leur emplacement d’origine

 

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Historique du site

Telle qu'elle nous apparaît, l'église Saint-Romain de Cenon, située sur le coteau ne constitue pas l'édifice originel puisqu'elle a fait l'objet d'une reconstruction notamment au cours du XIXe siècle. Par contre, le document le plus ancien qui fait mention de l'église de Cenon date de 1304.

Les études qui ont porté sur le monument retiennent son hétérogénéité architecturale qui découle du fait que l'église de Cenon a été érigée lors de plusieurs phases s'échelonnant entre le XIIe et le XVIIe siècles

Il reste que l'église Saint-Romain nous apparaît comme un édifice roman à nef unique, flanquée de deux bas côtés, prolongée par un chœur. Un portail marque une des extrémités de l'église, tandis qu'un clocher la surmonte.

 

Portail et clocher sont datés du XIIIe siècle

.

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Continuité

Si les informations relatives à l'église Saint-Romain remontent jusqu'au XIe siècle, il reste possible que cet édifice soit installé sur l'emplacement d'un édifice religieux antérieur, lequel serait successeur lui-même d'un autre édifice. On peut ainsi remonter très loin dans le temps et, par l'entremise d'éléments cultuels proprement mérovingiens (nécropole), retrouver les traces d'une villa gallo-romaine.

L'intérêt de cette démarche rétrospective est de souligner la continuité multi-séculaire de l'occupation du sol : en un même endroit se succèdent villa gallo-romaine, nécropole mérovingienne et église romane.

 

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Balades nature aux pays des cyprès

 

Longtemps propriété privée, les 17 hectares du parc du Cypressat s’ouvrent à tous au sud de la coulée verte. Son aménagement s’inspire de l’histoire de la ville et de sa légende. Respectant les principes du développement durable, il rend ce nouveau parc public accessible à tous. Les 2km du chemin qui l’enserre accueillent confortablement les personnes à mobilité réduite.

 

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Le parc du Cypressat appartient à cette nouvelle génération de parcs à la fois urbains et naturels.

 

Dès l’entrée du parc, l’allée bordée de cyprès guide le visiteur vers une vaste terrasse exposée plein sud. Une élégante ombrière, associant bois, métal et plantes grimpantes offre un point de vue dégagée et une sensation d’espace...

 

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En contrebas, de longs gabions, murets de pierres capturées dans un filet qui, recouverts de bois, servent aussi de bancs,dessinent des lignes horizontales au fur et à mesure que l’on descend le vallon. Autant de haltes pour découvrir de multiples perspectives.

 

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En empruntant le chemin 53, chemin de ronde autour du parc, le promeneur apprécie la diversité des paysages, alternance d’espaces sauvages et travaillés : bosquet de chênes verts, grandes prairies, bois laissé à l’état brut, sources et fontaines, chemins creux, belvédères et terrasse panoramique, zone de mouillères*, falaises calcaires...

 

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Le parc abrite plusieurs sources. Trois d’entre-elles sont répertoriées et certaines mises en valeur par un bâti original, comme la fontaine du Cypressat (en cours de rénovation), en contrebas du foyer de vie du même nom

 

… et ouvre de nouveaux horizons

 

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Au sud, un banc, deux cyprès emblématiques, un balcon en concassé, un flanc de coteau en pente raide… constituent un remarquable belvédère (de l'italien signifiant belle vue) ouvrant un ample point de vue panoramique sur les collines de la rive droite et l’agglomération bordelaise.

 

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D’autres points de vue surplombants et surprenants attendent les promeneurs attentifs tout au long du chemin 53

 

Le parc du Cypressat complète ainsi l’itinéraire cenonnais de balade naturelle reliant les parcs publics via les belvédères de Tranchère, Bellevue, Saint-Romain et s’inscrit pleinement dans le parc des coteaux intercommunal.

 

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Avec ses pentes douces et ses escarpements abrupts, ses prairies et sa forêt de 1200 arbres répertoriés, le parc devient un espace d’observation et de découverte du patrimoine naturel local, un lieu d’apprentissage du respect de la nature, de promenade contemplative, et aussi d’animations culturelles.

 

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Le cyprès arbre emblématique de Cenon

 

Les cabinets Végétude et AAUPC ont scénarisé l’aménagement du parc en s’inspirant de l’histoire de la ville et de sa légende.

 

Thème principal, le cyprès, arbre emblématique de la ville, fera l’objet d’une plantation d’une collection de « Cupressus » de différentes régions du monde.

 

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Il en existe environ 200 espèces différentes, issues des zones tempérées comme le pourtour méditerranéen, l’Arizona, la Californie, l’Oregon aux Etats Unis, le Mexique, le Guatemala, la Chine (Yunnan). Mise en scène dans le parc, cette collection évolutive reflétera la diversité des espèces et des milieux, comme un symbole de la diversité cenonnaise et un rappel de son histoire.

 

Des traces du passé

Un site très fréquenté au XIXè siècle par la bourgeoisie locale, qui appréciait déjà la vue sur la ville rivale de Bordeaux. Plusieurs maisons bourgeoises encore présente autour du parc témoignent de cet engouement pour le site du Cypressat.

 

Le cyprès

 

Il apparaît que sous la domination Gallo-romaine, un riche notable fit édifier une villa agrémentée de jardins cernés par des haies de cyprès. Peu à peu, cette essence, originaire des pays méditerranéens, recouvrit l’ensemble du coteau.

 

Certains bordelais considéraient ce bois comme sacré et y tenaient leur assemblées religieuses. Le cyprès devint même l’emblème des vins de Bordeaux : pour prouver que ces vins, exportés vers l’Angleterre, venaient bien de cette contrée, les marins ornaient le mat et le proue de leur navire d’une branche de cyprès.

 

Mais, en 1709, lors d’un hiver rigoureux, les cyprès furent éradiqués. Les avis divergent à ce sujet : pour certains, le froid fut si vif que les cyprès gelèrent ; pour d’autres, les habitants étant dans un état de grande misère, coupèrent le bois pour se chauffer. Quelques spécimens subsistèrent, justifiant l’appellation de « Cypressat ».

 

Les sources

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Trois sources : la fontaine du Cypressat , près de la côte de Monrepos, les sources de la Hontine (ou Hountine), près du mur du cimetière Saint Romain et du Cypressat, près de la rue du maréchal Galliéni, sont des vestiges d’ouvrages du XIXème siècle qui alimentaient en eau les habitants du quartier.

 

Les sources et leur petit bâti ancien ébauchent un chemin de l’eau vive à Cenon, reliant le parc à la ville, via d’autres points d’eau comme le lavoir du square Benjamin et Hugues Bial de Bellerade.

 

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Morin Martine 20/12/2010 19:07


Un grand merci à Brigitte et à Bernard pour ces belles photos et tous ces commentaires fort intéressants qui permettent de "participer" à ces sorties même si pour différentes raisons je n'y étais
pas !!!!
Merci et Joyeux Noël à tous les deux et à tous les marcheurs.
Bien amicalement.
Martine


Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

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